
Pauvres et secs en apparence, les déserts attisent depuis toujours la convoitise de nombreux pays. La raison se trouve dans leur position géographique et les ressources qu’ils renferment. Éléments de pouvoir et de richesse très prisés, les déserts ont été, et sont encore, la source de vives tensions, voire de conflits internationaux.
Pour certains, les déserts sont avant tout synonymes d’or noir. La moitié du pétrole du monde en vient. Les trois quarts des réserves planétaires gisent sous leur sable. Pour d’autres, les ressources sont ailleurs. Charbon, diamants et minerais divers sont extraits en masse des sols désertiques. Mais au cœur de ces contrées arides, et à l’heure où les réserves mondiales s’épuisent, la vraie richesse du désert est l’eau. Rare donc précieuse, elle existe sous forme de nappes fossiles qui se sont constituées à une époque où les pluies étaient abondantes. Désormais accessibles grâce aux techniques modernes de puisage, elles sont une nouvelle source d’intérêt pour les grandes puissances.
Étendues infinies dans l’imaginaire collectif, les déserts sont pourtant parcourus de frontières jalousement gardées. Héritage de l’époque colonialiste, ces lignes politiques correspondent davantage aux ambitions des puissances européennes qu’aux réalités naturelles et culturelles de ces grands espaces. Constructions artificielles tracées à la règle sur des cartes, ces frontières sont sources de combats violents. Elle sont aussi à l’origine d’une dynamique économique florissante, celle de la contrebande.
Les déserts sont parcourus de nombreuses voies de communication invisibles. Issues de la grande époque du commerce caravanier, ces pistes joignaient les grands empires aux riches cités marchandes. Ce réseau dense est donc bien plus qu’un simple ensemble de routes. C’est de lui que dépend l’enrichissement et l’ouverture de ces territoires.
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